Ateliers-rencontres sur les aires protégées : la population invitée à faire parler le territoire
L’équipe de Tipelitamuna kie katshishpeuatekanitsh natuhu-assi (Droits et protection du territoire) invite la population à participer à une série d’ateliers-rencontres portant sur des projets d’aires protégées. Ces rencontres auront lieu les 26, 27 et 30 janvier, de 9 h à midi, au Musée Ilnu de Mashteuiatsh. Elles visent à créer un espace de dialogue ouvert afin de recueillir les histoires, les savoirs et les expériences des personnes qui occupent et fréquentent le territoire.
Une démarche collective et ancrée dans la culture
Les ateliers sont organisés par l’unité administrative Droits et protection du territoire, en collaboration avec Frédéric Raphaël, agent patrimoine et culture, et Jade Bilodeau, coordonnatrice des projets d’aires protégées. Depuis plusieurs années, l’équipe travaille à développer des projets de protection du territoire qui respectent à la fois les dimensions culturelles, patrimoniales et écologiques.
L’objectif principal de ces rencontres est d’aller à la rencontre de la population afin d’écouter, d’échanger et de partager. Les ateliers ne servent pas uniquement à présenter un projet, mais à s’assurer que les démarches entreprises reflètent réellement la vision et le lien au territoire des Pekuakamiulnuatsh.
Faire vivre le territoire à travers les récits
Au cœur de ces ateliers se trouve la volonté de recueillir les récits liés à l’occupation du territoire : lieux de pêche et de chasse, souvenirs familiaux, premières expériences vécues sur le territoire, ou encore histoires transmises par les aînés et les générations précédentes.
Ces témoignages permettront de mieux comprendre la relation qu’entretient la communauté avec des secteurs comme la rivière Chouamouchouane et le lac Alek. Les histoires recueillies seront documentées et conservées afin d’alimenter la réflexion et d’orienter les décisions futures en matière de protection et de mise en valeur du territoire.
Comment sont définies les aires protégées?
La délimitation des aires protégées repose sur une approche globale, qui tient compte à la fois des aspects culturels et écologiques. Les premiers secteurs ciblés correspondent à des territoires déjà identifiés comme patrimoniaux dans certaines ententes existantes.
Par la suite, un travail de terrain est réalisé : rencontres avec des familles, échanges avec les utilisateurs du territoire, identification de secteurs significatifs et d’habitats essentiels, notamment pour certaines espèces comme le caribou. Les projets s’inscrivent dans la catégorie des aires protégées d’initiative autochtone, un modèle qui permet de préserver le territoire tout en maintenant son occupation et son utilisation traditionnelles.
Une participation ouverte à toute la communauté
Les ateliers s’adressent à toutes les personnes de la communauté, peu importe l’âge. Aînés, familles, jeunes et utilisateurs du territoire sont invités à participer et à partager leurs connaissances et leurs expériences. La transmission intergénérationnelle occupe une place centrale dans cette démarche.
Chaque rencontre comprendra :
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une courte présentation du projet et du territoire concerné ;
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une cérémonie d’ouverture ;
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un cercle de discussion favorisant une prise de parole respectueuse et inclusive ;
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un atelier de cartographie permettant d’identifier sur des cartes les lieux importants à protéger ou à mettre en valeur ;
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des tirages de prix de présence.
Une collation sera offerte sur place.
Transport et accessibilité
Un service de transport est offert aux aînés et aux personnes à mobilité réduite. Les personnes intéressées sont invitées à communiquer à l’avance afin de faciliter l’organisation, particulièrement pour la rencontre du lundi 26 janvier.
Informations pratiques
Dates : 26, 27 et 30 janvier
Heures : 9 h à midi
Lieu : Musée amérindien de Mashteuiatsh
Pour information ou pour organiser le transport :
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Frédéric Raphaël : 418 275‑5386, poste 1351
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Jade Bilodeau : 418 275‑5386, poste 1293
Ces ateliers constituent une occasion privilégiée de contribuer à un projet collectif où la protection du territoire se construit à partir de la mémoire, des expériences et de la voix de celles et ceux qui l’habitent et le fréquentent.