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Vérité et réconciliation : se souvenir pour continuer à avancer

À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à Mashteuiatsh, Mireille Asselin, agente de relations humaines au programme des pensionnats et membre du comité organisateur, a rappelé l’importance de préserver la mémoire des anciens pensionnaires tout en poursuivant le travail de guérison et d’accompagnement.

Rencontrée lors des activités du 30 septembre, Mireille Asselin a expliqué que son travail consiste notamment à accompagner les personnes ayant fréquenté les pensionnats selon leurs différents besoins.

Elle offre également du soutien dans le cadre de recours collectifs et contribue à maintenir un accompagnement auprès des anciens pensionnaires au-delà des activités commémoratives.

Ramener du sens à la commémoration

Cette année, Mireille Asselin souhaitait particulièrement rappeler pourquoi il demeure important de consacrer une journée à la mémoire des pensionnats.

Selon elle, certaines personnes se questionnent sur les effets que peut avoir le fait de revenir chaque année sur cette histoire douloureuse. Pour l’intervenante, se souvenir ne signifie toutefois pas demeurer enfermé dans le passé.

La commémoration peut plutôt faire partie d’un processus de guérison, à condition que les personnes qui en ressentent le besoin puissent continuer d’être accompagnées tout au long de l’année.

Porter la voix des anciens pensionnaires

Comme membre du comité organisateur, Mireille Asselin était notamment responsable des moments de recueillement et de la marche commémorative.

Son rôle lui permettait également de ramener la voix et les préoccupations des anciens pensionnaires dans l’organisation de la journée.

Pour elle, cette présence est essentielle afin que les activités du 30 septembre demeurent ancrées dans les expériences des personnes directement concernées.

La mémoire comme les racines d’un arbre

Une image utilisée pendant le recueillement résume particulièrement le sens donné à cette journée : la mémoire des Premiers Peuples est comparable aux racines d’un arbre.

Se rappeler permet de comprendre d’où l’on vient, de transmettre cette histoire aux générations suivantes et de poursuivre le chemin vers l’avant.

Cette mémoire porte également une responsabilité : celle de faire connaître ce qui s’est produit afin de contribuer à ce que cette histoire ne se répète pas.

La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation représente ainsi un moment de commémoration, mais le travail ne s’arrête pas au 30 septembre. Pour Mireille Asselin, l’écoute, le soutien et l’accompagnement des anciens pensionnaires doivent se poursuivre tout au long de l’année.

Écoutez notre échange avec Mireille Asselin pour en apprendre davantage sur le sens de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, l’importance de la mémoire et le travail d’accompagnement réalisé auprès des anciens pensionnaires.