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Une traversée en canot entre Mashteuiatsh et Pehkupessekau pour renouer avec un mode de transport ancestral

Pour une deuxième année consécutive, Shayne Moar s’apprête à réaliser une traversée en canot entre Mashteuiatsh et Pehkupessekau, un défi à la fois sportif et culturel qui rappelle l’importance du canot comme moyen de déplacement ancestral.

Après avoir réussi une première traversée l’an dernier, Shayne Moar souhaitait renouveler l’expérience cette année. Le défi prendra toutefois une nouvelle dimension puisqu’il prévoit cette fois effectuer l’aller-retour dans la même journée.

Le départ de Mashteuiatsh est prévu vers 8 h, avec une arrivée à Pehkupessekau aux alentours de 10 h. Selon les conditions météorologiques et les recommandations du Service de sécurité incendie, le retour devrait s’amorcer entre 14 h et 16 h, pour une arrivée à Mashteuiatsh autour de 18 h.

Au-delà du défi physique que représente cette traversée d’environ 18 kilomètres, Shayne Moar y voit une importante dimension culturelle. Le canot a été utilisé pendant des générations par les ancêtres pour parcourir le territoire et les cours d’eau. Même si le trajet actuel traverse directement le lac plutôt que d’emprunter les routes traditionnelles par les rivières et les pointes, l’arrivée à Pehkupessekau en canot demeure hautement symbolique.

La sécurité reste toutefois une priorité, particulièrement à cette période de l’année alors que l’eau du lac est encore très froide. Shayne Moar et son partenaire seront donc accompagnés par le Service de sécurité incendie de Mashteuiatsh à bord d’une embarcation de type Zodiac. Cette présence permet notamment de réduire les risques associés à une chute à l’eau et à l’hypothermie.

Pour accomplir cette traversée, Shayne pourra une nouvelle fois compter sur son partenaire de canot, Benoît Mathis, originaire de Rangiroa, en Polynésie française. Celui qu’il décrit à la fois comme un entraîneur, un ami et un frère l’avait déjà accompagné lors de précédentes traversées.

L’expérience pourrait d’ailleurs prendre davantage d’ampleur au cours des prochaines années. Des jeunes ont déjà manifesté leur intérêt à participer à une éventuelle édition. Shayne Moar aimerait éventuellement mettre sur pied une organisation permettant d’avoir davantage de bateaux accompagnateurs et ainsi accueillir d’autres canots dans des conditions sécuritaires.

Pour s’orienter sur le lac, les canoteurs utilisent encore des points de repère visibles depuis l’eau, une méthode qui rappelle certaines pratiques de navigation transmises par des personnes expérimentées du milieu.

Pourquoi entreprendre cette traversée? Comment se prépare-t-on à parcourir le lac en canot alors que l’eau est encore glaciale? Et comment ce défi sportif permet-il de créer un lien avec les pratiques ancestrales? Écoutez l’entrevue complète avec Shayne Moar sur CHUK FM 107,3.