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Régime forestier : Lenny Valin souhaite une plus grande place pour les Premières Nations

Le conseiller Lenny Valin a récemment participé, à l’Université Laval à Québec, à une rencontre portant sur la modernisation du régime forestier québécois. Pour l’élu de Mashteuiatsh, les Premières Nations doivent prendre une part plus importante aux décisions entourant la gestion des forêts et du territoire.

Passer de la consultation à la collaboration

Lors de son passage à CHUK FM, Lenny Valin a expliqué que les discussions ont notamment porté sur la co-construction d’un éventuel nouveau régime forestier avec les Premières Nations.

Selon lui, les communautés ne souhaitent plus uniquement être consultées une fois les orientations établies, mais plutôt participer directement à leur élaboration.

« Co-construction » et « co-gestion » ont ainsi occupé une place importante dans les échanges. Lenny Valin estime que cette dernière notion permettrait aux Premières Nations d’aller plus loin dans leur participation aux décisions concernant le territoire.

Le gouvernement du Québec affirme de son côté poursuivre le dialogue avec les Premières Nations concernant la modernisation du régime forestier. Des démarches de gestion participative ont également été entreprises dans certaines régions, notamment avec les Atikamekw en 2026.

Protéger la forêt à long terme

Pour Lenny Valin, la réflexion ne doit pas uniquement porter sur l’exploitation de la ressource. Elle doit également considérer les conséquences successives des coupes sur les sols, la régénération forestière, la faune et la flore.

Il estime qu’une planification à long terme est nécessaire afin de trouver un équilibre entre les activités économiques et la protection du territoire.

Cette réflexion touche directement Mashteuiatsh. La Première Nation des Pekuakamiulnuatsh et le gouvernement du Québec ont d’ailleurs conclu en 2018 une entente concernant certains enjeux forestiers et fauniques, laquelle a été modifiée à plusieurs reprises depuis.

Un régime qui doit être revu, selon l’élu

Lenny Valin considère que le régime forestier actuel ne répond plus adéquatement aux besoins des différents acteurs du secteur. Il souhaite que sa modernisation permette notamment une plus grande participation des Premières Nations aux décisions.

Selon le conseiller, les discussions auxquelles il a participé montrent également une volonté de plusieurs acteurs du milieu forestier de revoir les façons de faire.

La nécessité d’accroître la prévisibilité du secteur fait aussi partie des préoccupations exprimées publiquement par plusieurs organisations québécoises dans le cadre des discussions entourant la modernisation du régime forestier.

Plusieurs acteurs autour de la table

Des représentants des Premières Nations, de l’industrie forestière, du milieu faunique et d’autres utilisateurs du territoire ont participé aux discussions décrites par Lenny Valin.

Selon lui, les échanges avec l’industrie ont notamment fait ressortir un enjeu commun : le manque de prévisibilité à long terme dans la gestion des activités forestières.

Pour le conseiller, la suite du processus devra donc permettre de concilier les réalités économiques du secteur forestier avec la protection du territoire et une participation accrue des Premières Nations à sa gestion.

Écoutez notre entrevue avec le conseiller Lenny Valin pour en apprendre davantage sur les discussions entourant la modernisation du régime forestier, la co-gestion et la place que les Premières Nations souhaitent occuper dans les décisions concernant le territoire.